JEANNE TAVERNIER
1922-2014
Née en 1922, Jeanne (« Jeannette ») Tavernier rejoint la Résistance en 1942 au sein des forces unies de la jeunesse (Réseau H). En juillet 1944, elle est arrêtée par la Gestapo puis se retrouve internée à la prison de Montluc (Lyon 3e). Le 20 août 1944, elle est repoussée sans explication dans sa cellule, et échappe de justesse au massacre de 120 résistants et civils perpétré ce jour-là au Fort de Cote-Lorette à Saint-Genis-Laval. Neuf jours plus tard, elle est finalement transférée à l’hôpital Grange Blanche pour être soignée.
Après la guerre, la jeune femme devient professeure de couture au lycée professionnel Jacquard d’Oullins.
Membre fondatrice de la Maison du Combattant de la Libération, Jeanne Tavernier reçoit, en 1946, la médaille de la Résistance, des mains d’Édouard Herriot, alors Maire de Lyon, puis la médaille militaire en 1953. Elle fut également Chevalier de la Légion d’Honneur et titulaire de la Croix de guerre 1939-1945.
Jeanne Tavernier intervint ensuite régulièrement au Centre d'Histoire de la Résistance et de la Déportation de Lyon, en témoignant et en prêtant des archives personnelles pour l’exposition “La mode en temps de guerre”, réalisée en 2013.
Elle décède le 17 août 2014 à Joyeuse, en Ardèche. Quelques jours après sa mort, Gérard Collomb, maire de Lyon, lui rend un vibrant hommage [19] lors de son discours prononcé place Bellecour, en présence du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, à l'occasion du 70e anniversaire de la Libération de la ville de Lyon.
Découvrez son témoignage vidéo sur le site Internet du CHRD de Lyon
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